LE TRANSPORT AÉRIEN EST-IL LE BOUC ÉMISSAIRE DU RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE ? 

Vous connaissez probablement la signification du bouc émissaire, le fait de désigner une victime en lui assignant toutes les responsabilités des maux, des douleurs et des désespoirs de la communauté. Il semble bien que, sur la question du réchauffement climatique, le bouc soit dans les airs… 

Le transport aérien, seul responsable du réchauffement climatique ? 

Si l’on regarde ce qui s’est passé en Suède en 2018 avec le mouvement « flight shaming » ou encore la probable production en 2020 d’un arrêté réduisant les vols intérieurs en écho au travail de la convention citoyenne sur le climat (dont huit mesures concernent directement le transport aérien), le transport aérien est aujourd’hui pointé du doigt comme grand responsable des émissions de GES (gaz à effet de serre), émissions responsables du réchauffement climatique. 

Or, lorsque l’on prend connaissance des différentes études et rapports sur les émissions de GES, on constate que -certes- le transport aérien participe aux émissions de GES, mais que celui-ci est loin d’être le principal responsable. Ainsi, la récente édition du rapport du CITEPA1 indique ainsi que le secteur des transports représentait en 2019 30% des émissions de CO2e2. Sur ces mêmes 30%, les vols intérieurs représentaient seulement 1,2%. Un pourcentage bien inférieur à d’autres transports (les véhicules personnels représentaient 15,7%) ou bien à d’autres secteurs (l’élevage des bovins représentait à lui seul 7,8%). Lorsque l’on apprend également que les secteurs de l’agriculture et de l’industrie représentaient la même année respectivement 19,4% et 28,2%, il semble singulier de penser que le transport aérien devrait être partiellement abandonné pour lutter activement contre le réchauffement climatique. 

A la lecture de ces chiffres, il apparait que les levées de boucliers contre le transport aérien se basent davantage sur des idées reçues que sur des faits. Non, le transport aérien n’est factuellement pas le grand responsable du réchauffement climatique. 

Un problème global 

Le problème de l’émission de GES est global et doit être pensé à l’échelle mondiale et non par le seul prisme d’un unique secteur à l’échelle nationale. Les émissions de GES touchent tous les pays et de nombreux secteurs des sociétés humaines. Le pourcentage des vols intérieurs français doit donc être rapporté à l’échelle mondiale : 1,2 % des émissions de la France, elle-même émettrice d’1% des GES à l’échelle mondiale, lorsque le trio Chine-USA-Inde est responsable de plus de 50% des émissions de GES3. A cette échelle, l’émission des GES des vols intérieurs nationaux français est quasiment insignifiante pour la planète. 

Pourtant, ils sont aujourd’hui mis en danger de disparaitre alors qu’ils répondent à des problématiques concrètes d’équité territoriale et de désenclavement des territoires. Ils confèrent aux régions et aux départements la possibilité d’animer et d’assurer la vie économique, sociale et touristiques des individus. Condamner les vols intérieurs serait une erreur à la fois stratégique, économique et sociale pour le pays. 

Des évolutions pour diminuer les émissions de GES 

Le secteur aéronautique travaille aujourd’hui ardument à la réduction de l’émission des GES des aéronefs. C’est le cas des travaux actuels de KLM sur l’aérodynamisme pour réduire la consommation de kérozène de 20%4 ou bien du développement des biocarburants qui permettent la diminution des GES. 

En ce sens, brittany aviation travaille actuellement en partenariat avec un acteur européen des hydrocarbures afin de proposer à ses clients l’utilisation de biocarburants pour leurs aéronefs dans le cadre de nos activités. En proposant cette solution, nous permettons à nos clients d’utiliser des solutions de transport rapide, flexible et fluide de façon responsable en répondant aux enjeux du développement durable.